"La santé...comment ça va ?" - B. Leblanc- Halmos
"La santé comment ça va ?" avec en sous-titre : Si vous connaissez une meilleure philosophie de vie que celle-la, écrivez-nous. Sinon profitez-en !
et l'auteur est : Bernard LEBLANC-HALMOS aux Editions l'Être Image.
p12 "La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité. La possession du meilleur état de santé qu'il est capable d'atteindre constitue l'un des droits fondamentaux de tout être humain" Préambule à la Constitution de l'Organisation Mondiale de la Santé.
p 20 et 21 "La santé est invisible à l'oeil nu. Impalpable. Inclassable. Dès que tu te sens bien, va voir un médecin, il te confirmera la chose : tu n'as rien. Pour les professionnels, la santé n'est rien. Elle n'existe pas. On en jouit mais elle n'apparaît pas. On a la santé mais ce n'est pas grave. C'est une pure hypothèse, une supputation. Ca n'intéresse pas le corps médical.
- Pourvu que ça dure ! - Que Dieu t'entende !
La santé n'est pas assurée. Même Dieu semble faire la sourde oreille. Croire en lui ne garantit pas contre les rhumatismes. De même, croire aux progrès de la science ne nous épargne nullement. Au contraire. Plus les techniques évoluent, plus se découvrent de nouvelles maladies. La maladie progresse. La santé, non. Qu'adviendra-t-il de nous ? Quelle autre maladie va encore nous inventer le monde industriel et commercial ? Chacun fait l'impasse sur cette question de vie ou de mort. On n'a vraiment aucune idée de ce qu'est la parfaite santé. Peut-être a-t-elle existé autrefois ?
Aujourd'hui, comme un fait exprès, tout va mal. C'est un capital inestimable nous dit-on. Mais les capitalistes ne semblent pas beaucoup en tenir compte. C'est une chance pour l'avenir. Mais les politiciens sont trop occupés à dénoncer les erreurs et les maux de leurs adversaires. C'est une richesse qui, si on la perd, pèse lourd sur le budget de l'état. Mais les économistes cherchent d'abord à sortir du tunnel. C'est une question de survie de l'espèce. Mais les écologistes ont d'autres poubelles à fouetter. C'est le bonheur suprême après la mort. Mais les religieux accaparés par de nombreuses activités sociales et temporelles ne trouvent plus le temps de méditer sur la sainteté, la joie, la lumière. Les temps sont trop durs. La priorité est aux préservatifs. Comment veux-tu dans ce cas prendre soin de ta santé ? La santé tu n'en connais pas la couleur. Tu n'en distingues même pas le sens ni la valeur. Catastrophe ! Donnons-nous rendez-vous sur le boulevard du crépuscule, au bar des naufragés.
La maladie on l'éprouve dans sa chair. C'est clair. Ca fait mal. Voilà la réalité. La maladie est scientifiquement étudiée de long en large et en travers. Disséquée ! Essayée sur des animaux vivants. Testée sur des cobayes humains. Etiquetée. Cultivée. Diffusée. Tout homme sain est un malade qui s'ignore. On le sait. Et la planète est bien malade. La maladie, ça paye. Ca fait marcher les affaires. Hélas, ça nous fout le moral à zéro. On ne parle que de ce qui va mal, que de ce qui fait mal. Et la télé répand 24 h sur 24 les vidéoclips de la mort. La santé, elle, ne passionne personne".
A la dernière page il y a : Devise de la maladie : Aidez-moi, aidez-moi, et des mois et des mois ... Devise de la santé : Aidez-nous, aidez-nous, et dénoue et dénoue ...